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martes, 11 de octubre de 2011

ANÁLISIS INTERNACIONAL DE ORGANIZACIÓN HERMANA DE RUMANIA.

Tribune Sociale Juillet 2011

Bulletin d'information de l'AEM (Association pour l'Emancipation des Travailleurs)
Organisation membre de l'Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples

Sommaire
         Baccalauréat 2011 – Mission impossible
         Funeriu le vengeur
         La Poste Roumaine mise à  la rue par le FMI
         Les Tsiganes de Roumanie, victimes de l'esclavage, de l'Holocauste et du racisme économique
         Défendons les conquêtes de la Révolution d'Octobre
         Qui sommes-nous?

La jeunesse sacrifiée: l’apogée du désastre
                   Baccalauréat 2011 – Mission impossible

        Comme chaque année l'examen du baccalauréat s'est tenu. Après de nombreuses prétendues « réformes de l'enseignement » cette année on a essayé de mettre en place une méthodologie plus stricte, avec des caméras et des sanctions drastiques pour élèves et professeurs pris en défaut et les résultats ont été ... désastreux. Cette année plus de 200000 élèves ont passé le bac et seulement 45% l'ont eu. C'est le plus petit pourcentage de réussite de l'histoire. Ces résultats expriment en chiffres la baisse de la qualité de l'enseignement roumain.
        Comment en est-on arrivé là? Il n'est  peut-être pas inutile de rappeler que des réformes de l'enseignement se sont faites aussi avant 1989 et pas seulement dans les dernières années. Au-delà de certains aspects idéologiques qui les ont déterminés, elles ont été, en général, engendrées par des nécessités objectives du développement économico-social de l'époque et, surtout des exigences de préparation pour les étapes suivantes. Il semblerait que ces réformes ont été progressistes et judicieusement élaborées à la différence de celles de maintenant. En général cela a été le cas, avec une (importante) exception, à savoir la réforme de Suzanita Gâdea, mise en application  au début de l'année scolaire 77-78. Pourquoi en reparlons-nous en y insistant? C'est parce qu'elle s'est réalisée dans le contexte d'un accord signé entre Ceausecu et le FMI, et beaucoup de gens ne savent pas ou ont oublié ce que le FMI imposait alors et dans quelle mesure c'est semblable à ce qu'il impose aujourd'hui. Il y aurait beaucoup à dire ici mais ce n'est pas le thème principal de cet article.  Pour faire bref, à cette époque le FMI exigeait la  réduction des dépenses publiques (y compris dans l'enseignement) et la transformation de l'enseignement qualifié de  « théorique », basé sur les connaissances, en un enseignement « pratique » basé sur les compétences. Ces « contes » nous semblent bien familiers.  Bien sûr, Ceausescu n'avait pas l'intention de faire des élèves des ferblantiers ou des serveurs, comme le fait Basescu, mais il  a lui aussi « professionnalisé » l'enseignement dans le sens d'offrir une profession à la fin des études lycéennes, de sorte que, à côté du diplôme de baccalauréat, on délivrait un « certificat de qualification » nécessaire pour une éventuelle « entrée dans le travail ». L'enseignement universitaire n'a pas échappé aux réformes à cette époque. Il suffit de se rappeler que les diplômés des facultés n'étaient pas considérés comme des intellectuels, mais, selon l'expression de Ceausescu, des « travailleurs avec des études supérieures », ce qui, en pratique, représentait un processus de Bologne avant la lettre.
        Il existe de plus en plus de « spécialistes » de l'enseignement, rebaptisé « éducation », qui  attribuent  les échecs des dernières années   au fait que l'enseignement public est incapable de produire autre chose que des « stupides » à la chaîne  et que seul l'enseignement privé peut être de qualité. Au-delà de l'intérêt évident des gouvernants de diminuer à tout prix les dépenses d'enseignement public, et de celui des propriétaires d'écoles (de tout  niveau) privées, voyons quels ont été les résultats de cette politique. Si  l'accès  à l'enseignement universitaire public requiérait un niveau de connaissances adéquat, dans l'enseignement « supérieur » privé tout raté pouvait s'inscrire, à condition d'avoir l'argent nécessaire pour l'inscription. C'est ainsi que sont apparues ces « fabriques de diplômes », c'est-à-dire, des « Universités » fantomatiques, où  à peu près n'importe qui pouvait « s'acheter » un diplôme universitaire. Ce n'est pas un phénomène marginal mais de masse. Par exemple « l'Université Spiru Haret » a plus d'étudiants que l'université de Pékin. Quelquefois les diplômes ont pu être obtenus sans que les « candidats » soient des étudiants (la presse a relaté de nombreux cas de ce genre).
        Quel est donc la relation entre l'examen du baccalauréat et l'enseignement universitaire privé? Eh bien il est évident que lorsque les connaissances ne comptent plus ni même pour accéder à l'Université, les élèves perdent leur dernière motivation pour approfondir les matières du lycée. A cause de ceux qui n'ont besoin que de matière première pour leurs usines à diplômes. Ceux qui ont pouvoir de décision, les parlementaires,  recteurs ou professeurs universitaires, ont taillé une législation conforme à cet objectif. Mais maintenant après des années où ils  ont inscrit des étudiants à la chaîne, les universités privées ont rencontré cette année un grand obstacle. Alors que les années passées la  peur de la concurrence (dans les universités d'état) faisaient que beaucoup de candidats s'orientaient directement vers les universités  privées (où tout bachelier est admis), cette année les chances d'admission en universités d'état sont plus grandes que jamais.
        Le nombre de places d'étudiants mises au budget (donc gratuites dans les universités d'état) pour l'année universitaire 2011-2012 est de 62850, et celui des places payantes (toujours dans les universités d'état) est de 60000 dans un contexte où 100000 de jeunes ont eu le bac quels candidats restent pour les universités privées? Dans ce cadre près de 20000 places restent en attente.
        Mais que vont faire ceux qui n'ont pas eu le Baccalauréat? Certains vont s'engager sur des postes « low-cost »: vendeur, gardien, garçon de café etc.., d'autres vont partir à  l'étranger pour du travail pénible et mal payé (tout en aidant au développement économique d'autres pays). Mais voilà que pour ne pas tomber en faillite, les universités privées ont même inscrit cette année, fait jamais vu et totalement non-déontologique, des lycéens n'ayant pas réussi au bac!!!
        Mais dans un système capitaliste, où seul l'argent compte, à quoi peut bien servir un diplôme de baccalauréat? Une partie des milliardaires du  monde ne se distingue pas par leur parcours scolaire et  tout le monde en parle. Bill Gates, Richard Branson, Carlos Slim (le plus riche à l'heure actuelle), Mark Zuckerberg (Facebook), Ion Tiriac, Ilie Nastase, Gigi Becali en sont quelques exemples.
        Gagner de l'argent en spéculant sur les terrains ou d'autres biens matériels, ou jouer en bourse ne demande pas de savoir beaucoup plus que l'addition. En quoi savoir ce qu'est une asymptote t'aide-t-il dans « l'école de la vie »? En rien, c'est du temps perdu. C'est en gros ainsi que pense la majorité des jeunes d'aujourd'hui, et ce n'est pas de leur faute, mais celle du système capitaliste qui encourage la spéculation, défavorisant l'éducation. La chasse à l'argent n'encouragera jamais la culture et l'éducation. Et dans un système capitaliste c'est l'argent qui  commande. Mais l'argent public, ce n'est pas également de l'argent? Ne devrait-il pas servir l'intérêt public, et sa  force ne devrait-elle pas s'imposer par la volonté publique? Oui, c'est ainsi que cela devrait se passer, seulement de nos jours l'argent public ne provient que des contribuables, et non également de son utilisation, la décision se trouvant dans des mains privées surtout celles du FMI. Voilà pourquoi l'argent publice, tout comme l'espace public en entier (y compris l'enseignement) doit être vraiment sous contrôle public et non privé.
        Pour augmenter la qualité de l'enseignement il faut un système où cette qualité soit appréciée, un système où compte d'être passé par la faculté, un système basé sur les connaissances et non sur les compétences.

Milli T.




                Funeriu le vengeur (opinion)

        Une génération ratée a échoué au baccalauréat. Des chiffres effrayants prophétisent un futur sombre pour la société roumaine, que les adolescents d'aujourd'hui vont diriger dans approximativement une décénie. Qui est coupable pour ces résultats du baccalauréat , les plus faibles de l'histoire récente de l'enseignement roumain?
        J'ai écouté la déclaration hallucinante d'une dame secrétaire d'état au Ministère de l'Education qui, irritée par la question, a répondu: « Mais quoi, croyez-vous que c'est nous qui avons écrit les copies des élèves? » Cela m'a fait pitié et à contrario m'a donné la  nausée.
        Dans une démocratie stable, de tels résultats désastreux au baccalauréat aurait provoqué des milliers de démission, démission du ministre de l'éducation et la démission de tous les directeurs de lycées où le pourcentage de succès a été en-dessous de l'acceptable.
        En Roumanie, les vrais responsables du chaos qui détruit l'école roumaine nous regardent avec mépris et bafouent les enfants que l'école a détruits, en les jetant vers l'échec.
        L'examen du baccalauréat a été organisé avec une sévérité qui paraît provoquée par la rancune. Cette même rancune avec laquelle ont été faites les « réformes »: diminution des salaires, des retraites, licenciements massifs, destruction des écoles et hôpitaux. Le citoyen Basescu Traian, l'occupant de la fonction de président, a donné le ton de cette attitude vis-à-vis de son propre peuple: les roumains sont malades, refusent d'accepter qu'ils sont malades, alors nous les allons guérir nous, de force!
        La réforme dans l'école roumaine s'est fondée sur l'idée de destruction, de déstructuration. On a réduit les salaires des professeurs, des salaires qui de toute façon étaient des plus petits parmi ceux des pays de l'Est de l'Union européenne, on a détruit des écoles par des concentrations absurdes, on a réduit l'allocation budgétaire de près de 3% du PIB.
        Le ministre Funeriu est un excellent homme de science, si nous acceptons comme vrai ce qui est écrit dans son CV. Mais, ses actions et ses déclarations comme ministre ne confirment pas cette excellence. Maladroit jusqu'au pénible dans la communication avec ses propres subalternes, les professeurs, incapable de conférer la moindre transparence  à la réforme, soumis jusqu'à la servilité au désir de Basescu Traian, à savoir la réduction drastique des dépenses publiques, Funeriu a de grandes chances de rester dans la mémoire collective comme le pire ministre de l'Education dans l'histoire récente post-décembriste.
        Je ne sais pas si le ministre Funeriu va présenter sa démission. Ce serait un geste d'honneur, cependant les politiciens roumains ne connaissent pas l'honneur.
        Le ministre Funeriu restera seul et maudit des élèves, parents et professeurs, au milieu du désastre qu'il a provoqué, parce qu'il ne comprend pas une vérité simple et logique. Pendant quatre ans, les élèves qui ont raté l'examen du baccalauréat maintenat ont été soumis au rythme des lycées roumains, c'est-à-dire, se sont complus dans le chaos engendré par le manque de ressources et par les mesures incomplètes, parfois aberrantes, prétendues réformatrices, mises en oeuvre du Ministère de l'Education. La faillite intellectuelle dont nous sommes les témoins impuissants confirment non pas l'incompétence des élèves mais l'imbécilité du système de l'éducation roumaine, dont le coordonnateur est monsieur Funeriu.
        La sévérité de l'examen du baccalauréat doit être acceptée et même désirée. Le baccalauréat se nommait dans l'entre deux-guerres, l'examen de maturité. L'adolescente qui réussissait cet examen était considéré un homme  mature, préparé pour assumer les droits et les obligations de citoyen.
        Ceci dit la sévérité est inutile tant que l'école est en ruines. Les élèves sont seulement des victimes. Les coupables sont les  parents, qui ont avalisé, par leur vote, la destruction permanente du pays après décembre 1989.
        Les coupables sont les politiciens qui ont humilié ce pays. Coupable, chacun d'entre nous l'est. Le comble de l'ironie est que même le citoyen Basescu a eu raison, étant lui-même le produit de l'école roumaine: « L'Ecole roumaine fabrique des imbéciles »      
MRS

La Poste Roumaine dans la rue contre le FMI

        Le président du Bloc National Syndical (BNS), Dumitru Costin menace que dans Quinze jours plus de 3000 syndicalistes seront dans la rue, mécontents des licenciements dans la Poste Roumaine, précisant que le problème a été discuté hier, vendredi 22 juillet 2011 et aussi avec la délégation du FMI.
        Dumitru Costin a aussi déclaré que lors des discussions avec les délégations du FMI et de la Commission Européenne, les syndicalistes ont rappelé le problème concernant la non application des mesures concrètes de réintégration sur le marché du travail des licenciés par les compagnies d'Etat.
        Les syndicalistes ont donné comme exemple la situation des employés de CFR (Chemins de Fer Roumains) et de la Poste Roumaine.
        « On ne discute pas de la modernisation, mais seulement des  licenciements, de sorte que dans deux semaines  3000 personnes seront dans la rue pour protester contre ce faux pas de restructuration » a dit Costin.
        Selon le leader BNS, les r eprésentants du FMI lui ont donné raison en ce qui concerne le fait que le gouvernement ne se préoccupe pas de plans cohérents de modernisation. Les syndicalistes ont dit qu'en ce qui concerne CFR, les gouvernants ont détruit toutes les compagnies et les ont conduites dans des situations sans issue, bien que des années auparavant ils pouvaient faire quelque chose pour les sauver, de même qu'ils peuvent le faire maintenant pour la Poste Roumaine. Les représentants du FMI ont dit que ce programme est atypique, du fait que la direction du  FMI a demandé à une mission de s'occuper non seulement des problèmes macroéconomiques, mais du marché du travail en Roumanie, qui est devenu une zone de vulnérabilité maximale.
        Mentionnons qu'une mission commune du FMI, de la Commission Européenne et de la Banque Mondiale est venue à Bucarest pour une 2ème évaluation de l'accord stand-by de type préventif, les représentants des institutions internationales devant ensuite analyser la façon dont ont été réalisées les  réformes dans la première moitié de cette année. La mission va terminer sa visite le premier août, quand seront présentées les conclusions lors d'une conférence de presse.

Que prépare le gouvernement pour la Poste Roumaine à la demande du FMI: des licenciements

        Par la Lettre d'intention approuvée par le gouvernement et le FMI, ce printemps on a fait de nouvelles promesses au FMI: Augmentation des prix, restructurations, élimination du subventions. Plus précisément: Metrorex et CFR (1) vont  majorer les tarifs, plus de 7000 emplois de CFR, de l'Energie et de la Poste Roumaine vont être détruits et les subventions de chauffage seront supprimés jusqu'à la fin d'août.
        Le gouvernement s'est engagé dans les négociations avec le FMI à supprimer au moins 70  postes de l’administration et à réduire  le nombre de bureaux de poste de plus de 900 unités d'ici la fin juillet.
        Par une décision du gouvernement en date du 23 mars il a été établi que d'ici la fin de l'année le nombre d'employés à la Poste Roumaine doit être de 32663. En février dernier il était de 34203.
        Le nombre des  salariés qui vont  être congédiés a été considéré comme trop petit par le FMI, de sorte que il a été augmenté à 2000 (au lieu des 1540 initialement prévu NdT) au bout de 2 mois, soit 6% du personnel de la Poste Roumaine. Deux mois plus tard il a été porté à 2500: « Actuellement nous négocions avec les syndicats pour que dans une première phase il s'agissent de départs volontaires. Nous avons inscrit au budget 10 salaires compensatoires pour 2480 employés, ce qui fait au total 12000 lei brut (environ 3000 euros, NdT) (2_?). Nous espérons ne pas en arriver aux licenciements forcés » précise Daniel Neagoe, directeur général de la compagnie. Rappelons que dans le budget de la poste on a prévu une somme de 36 millions de lei  pour les dépenses de rémunérations compensatoires afférentes aux licenciements.
        La Poste Roumaine va continuer la réorganisation du réseau, par la destruction de 450 sous-unités, s'ajoutant aux 900 unités déjà détruites cette année.
        La nouvelle étape de la réorganisation du réseau comprend 402 sous-unités et 47 bureaux de poste ruraux mécanisés (spécialisés dans le traitement des expéditions du milieu rural) selon l'annonce en date du 12 juillet de la compagnie d'état.

         Que préconise faire en plus la direction de la Poste Roumaine: congés sans solde forcés pour les salariés

        Après avoir appris, que approximativement 6% du personnel va être licencié d'ici  la fin de l'année, les employés de la Poste Roumaine ont reçu une autre  « bonne nouvelle » de la direction: chaque salarié de la Poste Roumaine sera mis, à partir de juin 2011, en congé sans solde 2 jours par mois. « La décision vise tous les salariés de la Poste. Pour ne pas affecter l'activité de la compagnie, chaque salarié prendra 2 jours de congés sans solde chaque mois, jusqu'à la fin de l'année, par rotation. La mesure réduira les dépenses de la compagnie de 7 millions de lei par mois » comme a déclaré le même Daniel Neagoe, décision qui affecte donc 34200 employés.

        Que demande de plus l'UE: la libéralisation du marché des services postaux

        « Au-delà de l'impact économique qu'aura cette mesure sur le budget de la Poste Roumaine nous nous préparons pour la libéralisation du marché des services postaux qui aura lieu à partir du 1er janvier 2013 » a indiqué le chef de la Poste.
        Ainsi, le Conseil d'Administration de la Compagnie Nationale de la Poste Roumaine  a mis en discussion un plan de restructuration visant à préparer l'opérateur pour la libéralisation des services postaux. « Nous devons préparer la Poste Roumaine pour le 1er janvier 2013, quand le marché des services postaux va être  libéralisée. Ce sera un moment de vérité pour l'opérateur national » a dit le ministre des communications, Valerian Vreme.

        Quel est le but ultime du gouvernement: la rentabilisation par des licenciements, la destruction du contrat collectif actuel et ensuite la privatisation de la compagnie

        Vreme a dit aussi qu'il n'est pas normal qu'à  la Poste Roumaine les dépenses pour le personnel représentent 80% du total des dépenses opérationnelles, alors que,  normalement, dans une société prestataire de services cet indicateur se situe à la hauteur de 35%.
        « Il n'est pas normal d'avoir des contrats collectifs de travail signés pour 15 ans. Nous ne trouvons pas de tels contrats ailleurs en Europe »  a également dit le ministre.
        « Du fait que c'est une affaire d'envergure et une bonne affaire, la Poste Roumaine est attractive pour les investisseurs. Il y a des offres de la part des investisseurs étrangers. Mais, l'un dans l'autre,  nous ne nous sommes pas proposés de vendre la Poste et je soutiens que l'état doit rester majoritaire dans cette compagnie. Si nous discutons de management, je suis adepte d'un management privé, basé sur des indicateurs de performance » a encore affirmé Vreme.
        Bien sûr « l'un dans l'autre », l'état est majoritaire, en détenant 75% des actions CNPR (Compagnie Nationale de la Poste Roumaine), la plus grande compagnie roumaine, mais le cheval de Troie du « management privé » ne fait rien d'autre que préparer « encore mieux » la Poste pour le pillage qui a nom privatisation.
                Radu Paraschiva - Lugoj
(1) Dans les CFR aussi sont prévus des licenciements. Ainsi à la seule  société « ElectrificationCFR » l'application de ce programme de licenciements conduit à 110 licenciements pour juillet et août

Reçu des lecteurs:
Les Tziganes de la Roumanie, victimes de l'esclavage, de l'holocauste et du racisme économique
        Nous pouvons dire sans crainte de nous tromper, que, s'il existe en Roumanie une nationalité véritablement asservie, dans le sens marxiste du terme, c'est-à-dire dans le sens que d'amples masses, prolétaires et semiprolétaires de cette nationalité sont traitées en moyenne plus mal que celles d'autres nationalités, donc s'il existe chez nous une telle nationalité cela ne peut être que celle des Roms (tziganes).
        On a propagé et on propage encore  l'idée que cet esclavage des roms ne serait pas très mauvais, qu'il ne serait pas analogue à l'esclavage des noirs en Amérique, et, encore plus grave, qu'il n'aurait aucun relation avec la situation extrêmement grave des tziganes aujourd'hui, en d'autres termes que ceux accusent les 5 siècles d'esclavage pour cette situation ont tort.
        Ensuite -  les paysans roumains dépendant des féodaux, les serfs roumains, même s'ils étaient dans une situation très difficile, pourtant, ils ne se trouvaient pas, généralement, dans une situation aussi grave que celles des esclaves tsiganes, il existe une grande différence entre esclavage et servage – le serf ne pouvait être vendu « par pièce » (i.e. séparé des autres membres de sa famille) alors que l'esclave Si!
        Les tziganes ont été victimes de l'holocauste comme les juifs, et notre pays n'a pas fait exception. En 1942 le gauleiter de la Roumanie Ion Antonescu a déporté les tziganes nomades comme les sédentaires dans la région entre le Dniestre et le Boug, cadeau de Hitler au dirigeant roumain pour sa  participation massive à la guerre antisoviétique. On ne sait pas combien ont péri là-bas, de faim, de typhus, ou exécutions directes. Le manuel d'histoire pour lycée de Florin Petrescu donne le chiffre de 11000. D'autres sources parlent de 36000 morts.
        Après une compréhension relative à leur égard montrée par le régime communiste les tziganes tendent à redevenir en Roumanie cette catégorie  plus marginalisée que les autres comme elle l'était sous le régime « bourgeois-féodale ». Les chiffres, les chiffres froids, le disent plus clairement que ne pourrait le dire quiconque:
1.  Le taux de mortalité infantile chez les roms est 3 à 4 fois plus élevé que la moyenne nationale!
2.  Le taux de pauvreté parmi les roms était dans la période 2006-2008 (donc avant que Roumanie ne soit prise dans l'actuelle crise générale, systémique du capitalisme) de 67% soit à  peu  près 3 fois la moyenne nationale (23%)
3.  Près de 40% des enfants roms sont sous-alimentés, selon l'UNICEF, et 45,7% des enfants ne bénéficient pas des  vaccins prévus (gratuits et obligatoires) dans le Plan National d'Immunisation.
        Sans crainte nous pouvons dire que les tziganes sont plus près du Tiers-Monde qu'aucun autre groupe ethnique ou confessionnel de Roumanie. De là  notre lutte pour l'émancipation réelle des tziganes, émancipation qui ne peut pas, de même qu'elle ne le  peut ni aux Etats-Unis ni en Afrique du Sud, comprendre une autre forme que la redistribution des biens (par la nationalisation) des riches (dans leur immensité non-tziganes) vers les pauvres (dans une grande mesure tziganes). Il nous faut lutter pour une telle redistribution pour le simple motif que jusqu'à présent, seule la redistribution s'est montrée capable, chez nous et partout, d'éliminer la pauvreté mais il nous faut en même temps lutter pour l'émancipation politique des roms par une politique de recrutement dans cette communauté de membres pour notre mouvement, ainsi que pour une émancipation spirituelle par l'octroi d'espaces plus importants dans les manuels scolaires pour cette ethnie ou par un processus de réévaluation de certaines institutions considérées jusqu'à présent des « piliers de la nation » comme l'église orthodoxe roumaine ou par la lutte contre les tentatives de réhabilitation de l'auteur du génocide de 1942, Ion Antonescu.
        Sachez que nous nous traitons toutes les nationalités de chez nous de manière égale, mais nous ne traitons pas de même manière les racistes (de chez nous  ou d'ailleurs), sachez que nous traitons  les roumains et hongrois comme les tziganes mais nous ne traitons pas les racistes anti-roumains ou les racistes anti-hongrois de la même façon que les racistes anti-tziganes.
                Florin Radu

 Défendons les conquêtes de la Révolution d'octobre
(invitation à la conférence internationale de Chisinau)

        La crise économique qui a frappé tous les pays sans exception a exacerbé à un niveau sans précédent les contradictions de classe dans le cadre de la société capitaliste, accompagnées (1) d'une puissante  offensive pour annuler les droits conquis par la classe ouvrière dès la première partie du XXème siècle. Par des réductions massives opérées sur les dépenses de services sociaux et l'élimination des droits sociaux (« politique d'austérité » dictée par les organismes du capital international, (FMI, BERD, Banque Mondiale, UE), par le transfert de milliards d'euros d'argent public vers le secteur bancaire, par la modification de la législation pour limiter les droits des ouvriers (la « flexibilisation » de la force de travail), par la pression croissante sur les organisations syndicales, par  la répression directe et le déclenchement de guerres barbares, la classe dominante et les institutions d'état qu'elle contrôle essaient de dépasser la crise du système.
        On ferme des écoles et des hôpitaux, on réduit le nombre de professeurs et d'assistants médicaux, on réduit les places subventionnées dans les lycées et facultés, on réduit les traitements subventionnés. La santé et l'enseignement deviennent à peu près totalement  payant, ils sont soumis à des critères de concurrence et obligés de s'autofinancer. L'âge de la retraite est toujours augmenté et les services sociaux, le niveau des retraites et de toutes les dépenses sociales comme le nombre de ceux qui en bénéficient sont en réduction constante.
        Le 8 mars 2011, en Roumanie, on a adopté un nouveau Code du Travail, par lequel la procédure de licenciement est largement facilitée, (y compris  pour participation à la grève) et la journée de travail peut atteindre 12h (comme au début du XX ème siècle!). Le même type « d'initiative » est sollicité par les capitalistes au gouvernement en Russie et Ukraine.
        La législation syndicale devient de plus en plus répressive et les syndicalistes sont soumis à des agressions brutales, interpellés par la police, ou  même  emprisonnés (Valentin Urusov, de Russie, des ouvriers du pétrole dans la région Mangistau au Kazakstan).
        Les grandes puissances impérialistes provoquent la guerre en Lybie, avec la complicité tacite des gouvernements de Russie et Chine, elles envisagent la possibilité d'une intervention militaire en Syrie, et maintiennent une force d'occupation en Irak et Afghanistan. Les gouvernements de nos pays (d'Europe et d'ex-URSS) soutiennent ces guerres sous une forme ou une autre.
        Pour maintenir le système capitaliste moribond, la bourgeoisie essaie de réduire la classe ouvrière à l'Etat où elle se trouvait avant la Grande Révolution Socialiste d'Octobre, c'est-à-dire à la soumission absolue aux patrons, au manque total de protection sociale et soumise à une exploitation impitoyable (journée de travail de 12h).
        Les organisations ouvrières ont donc l'obligation d'élaborer une nouvelle stratégie de lutte pour défendre les conquêtes de la Révolution Socialiste mais aussi d'organiser la lutte des ouvriers contre les tentatives revanchardes du capitalisme.
        C'est pourquoi, nous vous proposons l'organisation en sept, à Chisinau d'une conférence internationale consacrée à ces problèmes et nous faisons appel aux camarades de l'étranger pour avancer des propositions d'ordre du jour et pour participer à la conférence.
                Organisation Résistance Populaire

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